Just do it vs Inch’Allah

Publié le 5 mars 2019

Avec le temps fort « Arts et humanités » qu’elle déroule du 12 au 24 mars, la Nouvelle scène nationale entend amener son public à se questionner sur « Comment les artistes nous donnent-ils prise sur le monde ? ». Spectacle emblématique de cette programmation, Still in paradise, de Yan Duyvendak et Omar Ghayatt.

Comment un néerlandais athée et un égyptien musulman dialoguent-ils par-dessus les préjugés ? Yan Duyvendak et Omar Ghayatt travaillent ensemble depuis dix ans. Ils ont traversé des malentendus, et même des conflits. Avec Still in paradise, ils confrontent leurs points de vue dans un spectacle participatif, composé de douze fragments au travers desquels ils mettent en scène leur rencontre, leurs doutes et leurs différences.

C’est le public qui compose le spectacle

Chaque soir, le public est appelé à voter pour les séquences qu’il souhaite voir. Lesquelles choisirez-vous ? La question de la représentation des Arabes au cinéma ou bien celle des clichés sur la sexualité occidentale qui circulent en Égypte ? Préférerez-vous entendre un témoignage sur les Printemps arabes ou un autre sur la réaction de part et d’autre de la Méditerranée suite aux attentats du 11 septembre 2001 ? Sans mâcher leurs mots, avec autodérision et un brin de provocation, les deux performeurs racontent, se souviennent, mobilisent l’image vidéo et quelques objets pour revivre les situations.

Ouvrir le dialogue

Avec une bonne dose d’humour, le spectacle met en scène une réflexion percutante sur les rapports entre l’Occident et le monde musulman. Dans un monde où les tensions s’exacerbent, est-il encore possible d’aller à la rencontre de « l’autre » ? Prenant pour fil conducteur leur histoire, commune et personnelle, Yan Duyvendak et Omar Ghayatt tissent des liens et ouvrent le dialogue, même s’il faut en passer par là où ça fait mal.

>> Au Théâtre 95, les mardi 12, mercredi 13 et vendredi 15 mars à 20h30, jeudi 14 à 19h30